
Acrylique sur papier 42x29,7 cm
Parfois ils m'emprisonnent.
Ils gravitent autour de moi, m'entourent, créant ces liens invisibles, ils tournent, me regardent, m'observent, me jugent et m'admirent aussi.
Je les sens si proche.
Ils épient le moindre de mes mots, c'est comme ça que j'ai arrêté de parler.
Ils se nourrissent de moi et m'affament me laissant ainsi, comme un oiseau blessé.
Parfois ils ressemblent au tourbillon d'une tempête dans laquelle je me perds, je me noie et j'étouffe.
Je les dépose sur papier, et mes démons me laissent enfin en paix.
Jusqu'à la prochaine vague
Jusqu'à ce que j'épuise toutes les ressources
Jusqu'à ce que nous n'ayons plus de peinture du tout
Camille Geraldes